9 févr. 2017

BLOG EN PAUSE



Mes très chers lecteurs,

C'est assez frustrant mais en ce moment je n'arrive pas à lire, le temps, le gout, l'envie, le doute, le travail, la famille, bref vous l'aurez compris, je suis en panne ... Le mois est déjà bien avancé et pas encore un seul livre de terminer ...
Je pars donc quelques jours, pour me ressourcer, retrouver des forces, j'espère que cela me permettra de me remettre dans l'univers fantastique de la littérature.
Je ne serai de retour que fin février alors souhaiter moi plein de belles découvertes et que l'envie me revienne ...
Je ne vous oublie pas, à bientôt.

Bilan du mois de janvier 2017

Je vous retrouve avec un peu de retard pour vous présenter une nouvelle fois mon bilan du mois de janvier, qui fut riche en découvertes. Je suis sure de ne pas faire autant en ce mois de février. L'envie de lire me quitte un peu, et je passe plus de temps à regarder des séries. Enfin, le mois ne fait que de commencer, on se retrouvera bien assez tôt pour en reparler.

Mes lectures :

Je ne m'étais aperçue que j'avais dévoré autant de livres ce mois-ci même si le nombre de pages ne dépasse pas le mois précédent, je sis contente d'avoir explorer autant de genres différents ce mois-ci. Il y en a pour tous les goûts. Si vous n'avais pas vu les chroniques, vous pouvez cliquer sur les couvertures pour les découvrir. Janvier 2017 c'est 7 livres et 1 abandon pour un total de 2373 pages.

https://exulire.blogspot.fr/2017/01/ferme-les-yeux-et-regarde-jerome.html  https://exulire.blogspot.fr/2017/01/la-ou-jirai-gayle-forman.html  https://exulire.blogspot.fr/2017/01/the-mortal-instruments-tome-2-la-cite.html

https://exulire.blogspot.fr/2017/01/derriere-les-portes-ba-paris.html  https://exulire.blogspot.fr/2017/01/apres-la-vague-orianne-charpentier.html  https://exulire.blogspot.fr/2017/01/le-rouge-vif-de-la-rhubarbe-audur-ava.html

https://exulire.blogspot.fr/2017/02/le-chant-des-sorcieres-mireille-calmel.html  https://exulire.blogspot.fr/2017/02/fifty-shades-tome-3-cinquante-nuances.html
Mes coups de cœur, mes déceptions :

C'est toujours aussi étrange de dire que j'ai un coup de cœur pour un thriller psychologique car il faut bien l'avouer le sujet abordé n'est pas le plus commun et surtout le plus enviable. J'ai été séduite par l'écriture, par l'histoire et par l'auteur que j'ai eu la chance de rencontrer le mois dernier dans les locaux de Babelio. Derrière les portes de B.A. Paris est un vrai coup de cœur. Son nouveau roman sort ce mois-ci en Angleterre, j'ai hâte qu'il soit traduit pour me replonger dans la plume de cet auteur de talent.
Je ne vous ai pas fait un compte rendu de rencontre car malheureusement pour moi, je n'avais pas ni calepin, ni stylo, plus de batterie de téléphone, donc prise de notes zéro pointé. Je me rappelle en revanche, la passion de l'auteur pour le personnage de Jack, elle nous racontait avoir été hantée, habitée par ce personnage et a vécu en sa compagnie pendant trois mois, en se posant sans cesse des questions qu'aurait pu se poser un psychopathe. Elle avoue lorsqu'elle relisait les pages écrites la veille, se sentir mal à l'aise de ce qu'elle avait pu écrire, ne se souvenant pas de certains paragraphes, d'être consciente de se dissocier. Ce fut une très belle rencontre, un auteur extrêmement disponible, simple avec un accent so british ...

Ce mois-ci plusieurs déceptions, avec surtout un abandon. Le chant des sorcières que je devais lire dans le cadre de ma Book-Jar ne m'a pas convaincue. Mon plus gros reproche est que le rythme de l'histoire est totalement haché ce qui n'aide pas le lecteur à se plonger totalement dans cette histoire.
Grosse déception également pour Le Rouge vif de la Rhubarbe, premier roman de Audur Ava Olafsdottir, je n'ai pas été convaincue par la succession de scénettes qui pourront peut-être apparaitre comme poétiques pour certains, mais je suis passée à côté.

Le livre que je souhaite absolument lire le mois prochain
Jonglant entre passé et présent, la suite des aventures de la famille Morvan : Grégoire, ex-barbouze devenu policier, Maggie, sa femme, qu'il bat, et leurs trois enfants, Erwan le policier, Loïc le golden boy cocaïnomane et Gaëlle l'actrice et call-girl. Tous se retrouvent à Lontano, alors que Tutsis et Hutus s'entretuent.

Suite de l'excellent Lontano, j'ai vraiment envie de découvrir rapidement la suite des aventures de cette famille atypique qui vont s'enfoncer une fois de plus dans la noirceur de la légende de l'homme clou en changeant de paysage et en allant, là où la terre et rouge, et le vert des arbres flamboyant. Dépaysement garanti.

Ma Book Jar

Ce mois-ci le destin a choisi un autre thriller :

Une lettre anonyme.
La photo d'une petite fille de deux ans.
Une note : "Es-tu ma fille ?"

L'existence de Ridley Jones, journaliste new-yorkaise bohème, vient de basculer.
Un ballet de faux-semblants où vérité et mensonge se mêlent inextricablement, où le passé vole en éclats, et où la trahison viendra de ceux qu'on croyait pourtant bien connaître...
Et si vous découvrier que votre vie entière n'est que tromperie et illusion ?


Mes envies pour le mois prochain :

Une nouvelle mission du Monarque, le duo qui pulse et atteint sa cible avec l’efficacité d’un James Bond.
Le « Monarque », c’est un duo dont les missions consistent à sauver des oeuvres d’art tombées entre de mauvaises mains. Cette fois-ci, il s’agit, pour Jonathan Hall et Lew Katchbrow, d’aller récupérer un Picasso en plein océan Pacifique, sur le yacht d’une richissime industrielle japonaise, UmiTenabe, en se glissant parmi la communauté de scientifiques qu’elle a invités pour une conférence. Mais une fois à bord, Jonathan et Lew apprennent que la chasse au Picasso cache en fait un objectif d’une toute autre envergure : ils doivent neutraliser les plans d’Umi Tenabe dont la conférence est un piège visant à éliminer ses invités, et à priver ainsi le monde de précieuses connaissances sur l’allongement de la vie humaine. Avant de s’enfuir dans une ville sous-marine où elle détient de dangereux secrets d’Etat. Une ville baptisée symboliquement Ashita-demain… 
Véritable huis-clos en haute mer, mêlant à la fois politique fiction, fantasmes d’immortalité et virus mortel, Le mystère Ashita a tout d’un excellent James Bond !

Adolescente sans histoire, Tess voit son monde basculer quand elle lit quelques lignes écrites par son père sur ses origines. Bouleversée par ce qu'elle vient d'apprendre, elle se mure dans le silence, refusant de prononcer la moindre parole. Comment retrouver sa voix, quand elle ignore encore qui elle est ? Annabel Pitcher décrit avec force et justesse les bouleversements de la vie de son héroïne, la quête de son identité, biologique et émotionnelle, son travail d'acceptation, des autres et d'elle-même.
Elle nous livre avec Je suis le tonnerre un magnifique portrait d'adolescente, une voix brute et écorchée dont on se souvient longtemps.



1946. La guerre est finie depuis quelques mois lorsqu’Alice, huit ans, rencontre pour la première fois sa mère. Après des années à vivre cachée dans une ferme auprès de sa nourrice, la petite fille doit tout quitter pour suivre cette femme dont elle ne sait rien et qui lui fait peur, avec son drôle de tatouage sur le bras.
C’est le début d’un long voyage : de Paris à New York, Alice va découvrir le secret de son passé, et quitter à jamais l’enfance.
Comment trouver son chemin dans un monde dévasté par la guerre ? Avec une sensibilité infinie, Sarah Barukh exprime les sentiments et les émotions d’une enfant prise dans la tourmente de l’Histoire.
Un premier roman magistral.

Six ans après avoir quitté son île natale pour suivre un homme à Paris, Moe tente de survivre avec son nourrisson. Elle est conduite par les autorités à la Casse, une ville pour miséreux logés dans des voitures brisées. Au milieu de ce cauchemar, elle fait la connaissance de Jaja, Marie-Thé, Nini, Ada et Poule, cinq femmes qui s'épaulent pour affronter la violence du quartier.







« La toute première traduction française du Kerouac polonais. »
Dans les bas-fonds de Tel Aviv à la fin des années 1960, deux Polonais sans le sou, Robert et Jacob, programment de séduire une riche veuve américaine visitant Israël pour ensuite lui extorquer de l’argent. Le vieux Robert est le metteur en scène de cette arnaque au mariage : il écrira des tirades douloureuses et passionnées, que le beau Jacob interprétera avec flamme pour que la femme tombe amoureuse de lui. Les deux hommes sont accompagnés d’un chien, l’unique bien que Jacob est censé posséder sur cette terre, animal qu’il devra tuer dans une ultime scène de désespoir avant d’avaler une dose mortelle de somnifères… Mais Jacob est-il le seul à jouer un rôle dans cette pièce absurde et cruelle ?

Après la disparition d'une fillette, parents et proches mettent tout en œuvre pour la retrouver. Jusqu'à ce que le poison du soupçon fasse son œuvre....
Un soir de mai, dans une banlieue cossue de Stockholm, Magda, une fillette de onze ans, disparaît mystérieusement de sa chambre. Après plusieurs jours d’investigations, la police en vient à soupçonner le père, Martin.
Quatre proches de la victime se mettent à la recherche d’indices qui permettraient de la retrouver : Åsa, sa mère, brillante psychologue qui s’enfonce dans une profonde dépression ; Martin, l’éditeur talentueux à la double vie ; Tom, son loyal collaborateur à l’ambition dévorante ; et Katja, l’infirmière scolaire qui a découvert ce que cachait la petite fille. Ces quatre voix entraînent le lecteur dans un labyrinthe de confessions troublantes.
Un roman noir d’atmosphère, dense et redoutablement efficace.

Depuis qu’elle a dix ans, Scarlett envoie des lettres au maître de Caraval, Légende, pour qu’il vienne donner son extraordinaire spectacle sur son île. Alors qu’elle a dix-sept ans et qu’elle est sur le point de se marier avec un inconnu, le maître de Caraval lui répond enfin. Il l’invite, elle et sa sœur Donatella à venir sur l’île des Songes pour voir le spectacle... Mais leur père, un homme tyrannique, refuse qu’elles s’y rendent.
Aidées par Julian, un marin, les deux sœurs s’échappent. Mais quand le bateau accoste sur l’île des Songes, Donatella a disparu, enlevée par Légende. Scarlett découvre que cette année le spectacle prend la forme d’un jeu dont le but est de retrouver sa sœur. Le gagnant verra son souhait le plus cher exaucé. Prête à tout pour sauver sa sœur, Scarlett accepte de participer, aidée par Julian. La jeune fille découvre alors un monde troublant, empreint de magie. Scarlett a beau savoir que tout ce qui se passe à Caraval n’est qu’un jeu, elle se retrouve bientôt empêtrée dans un univers à cheval entre rêve et réalité.
Finalement, dans ce monde, Scarlett n’est sûre que d’une chose : si elle ne retrouve pas sa sœur avant que les cinq nuits du jeu soient écoulées, celle-ci disparaîtra pour toujours...

Le jour, Val travaille pour un petit bouquiniste. Il a abandonné ses études et perdu de vue ses amis depuis qu'il est hanté par des visions.
La nuit, il dort seul dans un minuscule appartement où le cauchemar d'une créature d'épouvante le tourmente dans son sommeil.
Alors qu'il sombre lentement dans la solitude et l'obscurité, un soir, un homme mystérieux se présente à la boutique. Il semble savoir quelque chose de son don et du mal qui le dévore et lorsqu'il se propose de l'aider, Valenn accepte. Mais malgré sa bienveillance, un inquiétant pressentiment ne le quitte pas : Sytry va-t-il le libérer de ses démons comme il l’affirme, ou l'entraînera-t-il plus loin encore dans un monde de ténèbres ?


Le mot de la fin :

J'ai très bien commencé cette nouvelle année, même si je sens que le rythme de lecture a considérablement diminué. Ma vie personnelle ne me permet pas de lire autant que je voudrais en ce moment, mais je pars en vacances alors peut être que je vais dévorer !!!

3 févr. 2017

Fifty Shades Tome 3 : Cinquante nuances plus claires - E.L. James

Auteur : E.L. James
Éditions : Le livre de poche
Genre : Erotisme
Date de publication originale : 2013
Pages : 720

 "Par les interstices du parasol en raphia, je contemple le ciel ble de la Méditerranée en poussant un soupir de satisfaction."

Synopsis :

A présent réunis, Ana et Christian ont tout pour être heureux : l'amour, la fortune, et un avenir plein de promesses. Ana apprend à vivre dans le monde fastueux de son M. Cinquantes Nuances sans perdre son intégrité ni son indépendance tandis que Grey s'efforce de se défaire de son obsession du contrôle et d'oublier son terrible passé. Mais bientôt, alors que tout semblait leur sourire, le destin les rattrape et leurs pires cauchemars deviennent réalité... Un happy end est-il possible pour Grey et Ana ?

Dans cette série :
Vous pouvez cliquer sur les couvertures pour avoir accès aux autres chroniques (HS non chroniqué à ce jour)

http://exulire.blogspot.fr/2016/12/fifty-shades-tome-1-cinquante-nuances.html     http://exulire.blogspot.fr/2017/01/fifty-shades-tome-2-cinquante-nuances.html 
 Ce que j'en ai pensé :
 
Ce tome s'est révélé au final une bonne surprise. Pourtant j'ai failli abandonné ce tome. Après l'avoir enchainé au tome précédent, j'ai arrêté ma lecture pendant un petit moment tellement j'ai eu une overdose des scènes érotiques entre Christian et Ana, puis après cette pause bien méritée, j'ai repris plus sereinement ma lecture et l'histoire a, pour une fois, pris une autre dimension : plus de rapports humains que sexuels, ce que j'attendais depuis plus de deux tomes, ouf enfin ...
 
Donc, si je reprends plus clairement, on peux considérer que le premier tiers de ce roman n'est qu'une succession de descriptions de toutes les positions du kamasoutra, dans tous les lieux possibles et inimaginables avec de basses vengeances de la part de chacun des protagonistes. Les positons s'enchainent sans aucune pause ou presque : 3 pages de sexes pour 2 pages de changement de lieu, je vous le dit en toute honnêteté, ce n'est plus un voyage de Noce, c'est un marathon de cabrioles ...
 
Puis, le retour aux Etats-Unis, un détraqué toujours présent, le rythme de leur travail, les déboires de leurs familles respectives, tout s'accélèrent et prend un autre tournant, c'est plutôt plaisant à découvrir. Le fantasme et l'illusion ont laissé place à la vraie vie, aux rencontres et aux échanges. Tout cela n'efface rien à leur caractère parfois explosif et souvent des échanges maladroits s'installent entre Christian et Ana et ce qui rend cette second partie beaucoup plus intéressante. Même si je trouve que le tout manque encore de profondeur, l'auteure a su nous proposer dans ce dernier tome du neuf et heureusement, l'histoire aurait été d'une trop grande monotonie sans ces divers rebondissements.
 
De plus, je n'avais pas été spoilé en ce qui concerne la fin et j'ai même été surprise d'apprécier l'amenée de leur nouvelle vie.
 
La fin, on la devine rapidement, il n'est pas nécessaire de masquer le fait que tout est bien qui finit bien, que chacun a trouvé sa place, j'aurai peut être apprécié une fin un peu moins fleur bleue compte tenu le thème de cette trilogie, mais elle laisse au lecteur la possibilité d'imaginer ce qui va se passer dans 5 ans, 10 ans ou 15 ans, ...
 
Citations :
 
"Maman est dans son élément : charmante, drôle, enthousiaste. qu'Est-ce que je l'aime. Il faudra que je lui dise : la vie est précieuse, je le comprends mieux maintenant."
 
"- Toi, tu as parlé avec Christian.
- Il te trouve têtue ?
- Oui.
- Il faut lui dire que c'est de famille. Vous avez l'air tellement bien ensemble, Ana. Tellement heureux.
- Nous le sommes, je crois. En tout cas, c'est en bonne voie. Je l'aime. Il est le centre de mon univers. Le soleil se lève et se couche avec lui.
- Il t'adore, ma chérie, c'est évident.
- Moi aussi je l'adore.
- Dis-le-lui. Les hommes aussi ont besoin de l'entendre."
 
Petits Bonus :
 
Comme pour le tome 2, voici les musiques qui peuvent vous bercer pendant votre lecture.
 
Requiem de Fauré
 
Suffocation - Prélude en mi mineur de Chopin
 
Le mot de la fin :
 
Un tome en deux teintes, la première qui n'est qu'une succession de parties de jambes en l'air stricto sensu et une seconde plus ancrée dans la réalité, où on découvre de nouvelles facettes de nos chers Christian et Ana qui donne un nouveau souffle à ce troisième tome ...
 
***

 

1 févr. 2017

Le chant des sorcières - Mireille Calmel

Auteur : Mireille Calmel
Éditions : France Loisirs
Genre : Historique
Date de publication originale : 2008
Pages : 434

 
 

Synopsis :
 En 1483, dans le Vercors, la jeune Algonde fille de l'intendante du château de Sassenage, échappe miraculeusement à la mort après être tombée dans un torrent. Sous le choc, elle confie avoir été sauvée par la fée à queue de serpent, Mélusine... Désormais, pour la fière Algonde, rien ne sera plus comme avant. Afin d'échapper à une redoutable prophétie, elle doit percer les secrets du château: Quel mystère entoure la mort de la baronne? Pourquoi la plus haute chambre du donjon est-elle condamnée? Et surtout, d'où lui vient cette ressemblance troublante avec la fée? La jeune fille s'apprête à combattre des puissances aussi mystérieuses que maléfiques...
 
Ce que j'en ai pensé :
 
C'est souvent comme ça entre Mireille et moi, ça passe ou ça casse et là autant vous dire que ça casse.
 
J'avais beaucoup apprécié le synopsis de cette histoire dont le livre trainait depuis très, très, je dis bien très longtemps sur mes étagères et dont j'ai même la suite qui traine également... Et en ce début d'année, j'ai décidé de me lancer enfin dans les fabuleuses histoires que nous conte Mireille Calmel.
 
Ce que j'aime particulièrement chez cette auteure c'est sa recherche historique extrêmement bien détaillée mais qui ne prend jamais le dessus, le foisonnement des personnages qui se croisent et dont chacun à son propre destin, des personnages toujours charismatiques qui bravent tous les dangers, c'est normalement un cocktail équilibré qui nous plonge dans une aventure haletante.

Malheureusement ici, j'ai été séduite par l'histoire mais pas par la narration. Le rythme de lecture est saccadé alternant des moments intenses avec des moments en suspend qui sont longs très longs.

J'ai pourtant adoré ce qui arrive à Algonde, sa positon sociale, son rang, cette sorte de métamorphose intérieure, on ne sait plus très bien si elle est femme, fée, serpent. Car tout le roman est portée par le conte moyenâgeux sur la Fée Mélusine, cette femme qui le samedi venu voit ses jambes se transformer en queue de serpent.

Mais c'est la seule qui m'a vraiment séduite. Les autres personnages m'ont laissé insensible et ça ne m'a pas donner envie de continuer à lire cette histoire.

Ce n'était peut être tout simplement pas le moment, et qui sait peut être que je me replongerai dans ce livre dans quelques mois (et oui j'adore encore rêver et oui, je crois aux fées !!!)

Le mot de la fin :

Une histoire qui aurait pu être intéressante qi la narration n'avait pas été aussi saccadée ...

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23 janv. 2017

Le rouge vif de la rhubarbe - Audur Ava Olafsdottir

Auteur : Audur Ava Olafsdottir
Éditions : Noyelles
Genre : Contemporain
Date de publication originale : 2016
Pages : 156

"Elle avait promis à maintes reprises de ne pas descendre seule traîner sur le ponton."

Synopsis :
 Souvent aux beaux jours, Ágústína grimpe sur les hauteurs du village pour s’allonger dans le carré de rhubarbe sauvage, à méditer sur Dieu, la beauté des nombres, le chaos du monde et ses jambes de coton. C’est là, dit-on, qu’elle fut conçue, avant d’être confiée aux bons soins de la chère Nína, experte en confiture de rhubarbe, boudin de mouton et autres délices. Singulière, arrogante et tendre, Ágústína ignore avec une dignité de chat les contingences de la vie, collectionne les lettres de sa mère partie aux antipodes à la poursuite des oiseaux migrateurs, chante en solo dans un groupe de rock et se découvre ange ou sirène sous le regard amoureux de Salómon. Mais Ágústína fomente elle aussi un grand voyage : l’ascension de la « Montagne », huit cent quarante-quatre mètres dont elle compte bien venir à bout, armée de ses béquilles, pour enfin contempler le monde, vu d’en haut…

Ce que j'en ai pensé :

C'est toujours aussi difficile de rédiger une chronique sur un livre qui ne m'a rien apporté. J'ai trouvé ma lecture insipide, fade sans début ni fin.

Une note de l'éditeur dit sur la quatrième de couverture : "Le Rouge vif de la rhubarbe éclaire à merveille l'œuvre de la grande romancière islandaise." Et ben dit donc avec ça, je suis totalement rassurée sur le fait que je vais avoir du mal à sortir de ma PAL Rosa Candida.

Pourtant je comprends les personnes qui se sont laissées porter ou devrais-je dire bercer par Ágústína, elle affronte son quotidien des rêves plein la tête, et regarde passer les nuages au dessus d'elle et réinvente le monde à sa façon. Ce livre n'est qu'une succession de mini scénettes sans véritable lien les unes avec les autres, c'est presque comme si l'auteure avait décidé de nous balancer au visage des instants de vies décousus. Je n'ai donc pas été sensible à l'histoire et à la plume de notre célèbre romancière islandaise.

J'ai terminé de lire ce livre il y a une semaine, et déjà il ne m'en reste pas grand chose ...

J'ai bien conscience que c'est peut être la chronique la plus courte de mon blog, mais là je ne sais pas quoi vous dire de plus, je ne suis surement pas le meilleur public pour ce genre de littérature.

Citation :

" - Je suis contente que tu te sois fait un camarade mais je préfère que vous ne vous enfermiez pas là-haut dans la chambre. Les garçons de son âge n'ont pas encore la maturité suffisante pour apprécier la beauté de l'âme et la personnalité d'une femme."

Le mot de la fin :

Un livre vite lu et encore plus vite oublié ...

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19 janv. 2017

Après la vague - Orianne Charpentier

Auteur : Orianne Charpentier
Éditions : France Loisirs
Genre : Drame
Date de publication originale : 2014
Pages : 164

"Tous, à la fin de notre vie, nous mourons."

Synopsis :
   Il fait beau, ce jour-là, à la terrasse de l'hôtel. La famille est attablée. On discute d'un temple à visiter. Mais avec cette mer turquoise... Maxime n'a aucune envie de bouger. Il va rester ici, tranquille, à profiter de la plage avec Jade, sa sœur jumelle. Quelques minutes plus tard, une vague apparaît. Une vague qui n'en finit pas de grossir. Une vague qui engloutit tout. Dans leur course folle, Jade lâche la main de son frère. Pour Max, il n' y a plus de mots. Plus de larmes. Plus de présent. Plus d'avenir. Pourra-t-il survivre à ce drame ?

Ce que j'en ai pensé :

Après la vague est un roman classifié comme jeunesse, je ne le savais pas avant ma lecture mais en effet, c'est peut être trop jeunesse pour moi.

L'histoire dramatique qui arrive à Max est comme nous le savons tous terrible, et sans doute ne pourrons nous jamais imaginer leur ressenti. Mais j'ai trouvé que l'histoire n'était pas assez rythmée et surtout les sentiments ressentis par le jeune Max, pas assez approfondis. Ses doutes, ses questionnements sont rapidement balayés pour laisser place à une fuite en avant. J'ai trouvé le roman plutôt fade dans sa globalité.

Je ne m'attendais à rien en particulier de ce roman, sauf que je n'avais pas lu de texte parlant de cette catastrophe, Je ne m'attendais pas à du voyeurisme mais juste de ressentir de l'empathie envers le protagoniste. Malheureusement rien ne s'est produit, pas de tressaillement, électrocardiogramme plat.

Pourtant il y a de très belles métaphores pour décrire certains sentiments mais elles sont juste posées sur des pages sans début ni fin.

Ce court roman, je l'ai lu, et je vais sans doute le ranger aussi vite qu'il a été parcouru et l'oublier sûrement de la même manière. Cependant il serait exagéré de dire que je n'ai pas aimé.

Citations :

"Ma sœur mange quand elle est triste, quand elle a peur, quand elle est embarrassée. Autant dire qu'elle mange tout le temps. C'est dommage, parce qu'elle pourrait être vraiment jolie. Même maintenant d'ailleurs, même avec ses dix kilos en trop (et quand je dis dix, je suis sympa), elle est joli. Elle l'ignore à un point désespérant, et surtout elle s'arrange pour que personne le le sache. [...] Et moi, ça m'agace, de la voir se détesté, tandis que moi je m'aime un peu trop."

"Les mots sont en moi comme des oiseaux blancs, ils veulent s'échapper encore, l me déchirent la peau à coups de bec. Et soudain ils s'extirpent hors de moi, ils s'envolent, il me laissent, je suis plus qu'une coquille vide, je sanglote."

"Toute cette comédie effroyable que chaque être humain jour pour vivre, et qui consiste juste à faire semblant de savoir comment, être, moi, je n'en avais plus la force."

"Si j'ai pu, à ce moment de mon récit, donner l'idée que ma famille ne m'a pas aidé durant tous ces mois, cela m'afflige. La vérité, c'est que mes proches tentaient de toutes leurs forces de me tirer hors du vide. Mais leurs forces étaient peu de chose, même s'il m'aimaient, parce que leur cœur était brisé et moi, je désirais l'abîme."

Le mot de la fin :

Un livre pas assez approfondi à mon goût. J'en attendais beaucoup plus... Le livre se lit très rapidement mais s'adresse à un public jeune.

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17 janv. 2017

Derrière les portes - B.A. Paris

Auteur : B. A. Paris
Éditions : Hugo
Genre : Thriller
Date de publication originale : 2017
Pages : 318

"La bouteille de champagne heurte le plan de travail en marbre de la cuisine ; je trésaille."

Synopsis :
    En apparence, Jack et Grace ont tout pour eux. L'amour, l'aisance financière, le charme, une superbe maison. Le bonheur. Vous connaissez tous un couple comme celui qu'ils forment, le genre de couple que vous aimeriez connaître mieux. Vous adoreriez passer davantage de temps avec Grace, par exemple. L'inviter à déjeuner, seule. Et pourtant, cela s'avère difficile. Vous réalisez que vous ne voyez jamais Jack et Grace l'un sans l'autre. Est-ce cela que l'on appelle le grand amour ? À moins que les apparences ne soient trompeuses. Et que ce mariage parfait ne dissimule un mensonge parfait. Car pourquoi Grace ne répond-elle jamais au téléphone ? Et pourquoi les fenêtres de la chambre sont-elles pourvues de barreaux ?

UN PIÈGE CRUEL ET DIABOLIQUE UN LIVRE BRILLANT ET TERRIFIANT

Ce que j'en ai pensé :

Glaçant ! Hallucinant ! Terrifiant ! Haletant !

En lisant ce livre, l'atmosphère autour de moi se rarifie en oxygène ou bien est-ce moi qui fais de l'apnée sans m'en rendre compte ?

En lisant le synopsis, on comprend rapidement que la pauvre fille Grace va être retenue prisonnière par Jack derrière de nombreuses façades. Façade physique : une grande maison entourée de hauts murs, des rideaux en acier et des barreaux aux fenêtres, leur fortune est-elle si importante pour protéger leur maison de la sorte ? Façade psychologique : montrer aux autres que tout va dans le meilleur des mondes, un couple parfait dans une maison parfaite : une desperate housewife poussée à l'extrême avec ses soi-disant amies qui ne voient pas plus loin que leur petite vie tranquille et se plaignent de leurs enfants, maris et autres.

Mais ce que l'on va découvrir en lisant ce roman, c'est comment c'est arrivé, pourquoi Grace a-t-elle acceptée cette terrifiante situation. La seule question qui raisonne dans nos tête c'est Est-ce qu'elle va s'en sortir ? Parce que Grace est une formidable battante qui va tout faire pour échapper à un mari psychopathe, extrêmement intelligent, un jour d'échec exceptionnel qui a toujours plusieurs déplacements d'avance.

J'ai trouvé que le choix de B. A. Paris de raconter l'histoire à la première personne donnait une dimension vraiment exceptionnelle, on va vivre une descente aux enfers. Et en parallèle on va la suivre qui tente le tout pour le tout pour ne pas devenir complétement folle. Passé et présent se croisent. Va-t-elle y arriver ? La question plane durant toute la lecture et je ne vous dirai rien, car j'ai eu peur jusqu'à la dernière ligne.

A travers ce livre B. A. Paris a réussi brillamment à dépersonnaliser son personnage, à la rendre plus anonyme que personne d'autre sur cette Terre. Ce roman est un grand cri pour prendre conscience que chaque personne a droit à son libre arbitre et que l'on ne doit pas disparaitre seul.

C'est un livre qui marque les esprits, rend insomniaque même la dernière page tournée. Il n'est pas facile de choisir quoi faire, lire, regarder après tant d'émotions, c'est un roman qui marque, auquel on repense dans son quotidien et nous fait quelques fois regarder derrière notre épaule ...

Citations :

"La galanterie a une fâcheuse tendance à s'envoler dès que les habitudes et les bébés s'installent dans un couple."

"Je commence à désespérer que quelqu'un remette un jour en cause la perfection absolue de notre existence, et quand nous sommes avec des amis, je m'émerveille de leur bêtise qui les incite à croire que Jack et moi ne nous disputons jamais, que nous tombons d'accord sur tout, et qu'une femme de trente cinq ans intelligente et sans enfant comme moi se contente de rester chez elle toute la sainte journée pour jouer à la dînette."

"Lorsque je le vois, je suis atterrée de constater à quel point il a l'air normal. Il devrait forcément y avoir un signe, des oreilles pointues ou des cornes, censés avertir les autres qu'il est maléfique."

Le mot de la fin :

Si vous devez lire un thriller psychologique cette année, ne le cherchez plus, lisez le ...

***