2 déc. 2016

Ticket de caisse - Françoise Vielzeuf

Auteur : Françoise Vielzeuf
Éditions : Concours Kobo by Fnac
Genre : Thriller
Date de parution : 2016
Pages : 107

"Je suis médecin de campagne avec tout ce que cela comporte comme avantages et inconvénients."

Synopsis :
  Sarah, interne en médecine, emprunte à la médiathèque un roman d'un auteur qu'elle affectionne. Dans les pages de ce livre elle trouve un ticket de caisse au dos duquel est inscrit un numéro de téléphone portable. Curieuse de nature , la jeune femme appelle. Au bout du fil un homme lui répond. Ce qui aurait pu être une belle histoire d'amour va vite se transformer en un véritable cauchemar. Sarah n'aurait jamais dû appeler...

Ce que j'en ai pensé :

Un prologue comme j'en ai rarement lu, intense, où dès les premiers paragraphes, on retient son souffle, milles questions s'entrechoquent dans notre tête. Et après ...

Je n'aimerais pas être dans la tête de Françoise Vielzeuf. Quelle noirceur, quelle imagination, ou plus exactement elle a distillé dans son roman, les pires scènes des séries et des films policiers que l'on peut voir après 22h sur nos petits écrans. C'est glauque, noir, dérangeant mais elle oblige le lecteur à s'adonner au voyeurisme car on veut connaitre la vérité. On est emporté dans uns spirale de l'horreur pour descendre en enfer. On lit le livre d'une seule traite en apnée.

Le croisement de narration est très bien exécuté relançant sans cesse l'intérêt du lecteur. ainsi tout au long de son récit, Françoise Vielzeuf continue à mettre la pression, la tension reste à son maximum dans toutes les parties du livre. Ces phrases percutantes nous rendent mal à l'aise, spectateur du mal-être de Sarah : va-t-elle pouvoir enfin construire une nouvelle vie sans avoir peur de regarder au dessus de son épaule ?

Nous avons donc un thriller psychologique noir, porté brillamment par trois personnages au final aussi sombres les uns que les autres, la peur et le malaise les caractérisent. Et pour ne gâcher notre plaisir, la fin n'est pas expédiée et on a toutes les réponses à nos dernières questions.

Citations :

"Dire les choses, entrer dans les moindres détails, revivre ce passé, ne pas culpabiliser, voilà ce que je lui conseillais pour la conduire sur le chemin de la guérison mentale. Guérison sont je savais d'avance qu'elle porterait toujours en elle les stigmates du passé."

"Elle me demande de fermer les volets, de faire le noir total, sinon elle ne pourra pas continuer. Je me fais violence pour ne pas lui dire que je connais les moindres parties de son corps, que mes mains se sont attardées sur ses blessures, que mes yeux ont vu l'indicible, et aujourd'hui je suis prêt à entendre ce que je sais déjà. Cette descente aux enfers, je veux la faire avec elle, je veux vivre pour partager ses douleurs et ses meurtrissures mais Sarah n'en démord pas parce que cette obscurité lui servira de refuge."

Le mot de la fin :

Une tension continue sur toute la longueur du roman, un thriller noir aux personnages bien cadrés, une descente aux enfers. Prenez bien votre respiration avant de vous plonger dans ce texte vous ne respirez qu'une fois la dernière page tournée. Roman efficace mais des scènes détaillées qui m'ont légèrement refroidies.

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1 déc. 2016

Throwback Thursday Livresque #1

Le Throwback Thursday livresque est un nouveau rendez-vous inspiré du "Throwback Thursday" d'Instagram, et créé par le blog BettieRose Books.
Le principe est simple : on partage chaque jeudi une lecture qui correspond à un thème donné.
Le récapitulatif des liens se trouve sur le blog de BettieRose Books.
 
Un thème - Un livre
 
Bulle ou la voix de l'océan de René Fallet

Bulle est un coquillage rare des mers du Sud. Elle n'a d'autres soucis que de faire bon ménage avec son locataire, un mollusque paresseux. Mais elle rêve de voyager. Un beau jour, bulle se retrouve sur un vaisseau pirate!
Pour son plus grand plaisir, elle devient alors l'objet de toutes les convoitises, passant des mains du capitaine à celles d'un matelot. Puis elle est vendue à un marchand, avant de rencontrer Marie-Fraise, Anicet-la-Violette, et enfin Petit Pierre, le seul qui, comme elle, aime vraiment la mer...


Pourquoi ce livre :

Je n'ai pas forcément de livre qui m'est venu en tête lorsque j'ai réfléchis au thème de la semaine. C'est en me baladant sur le site de BABELIO, et en particulier dans les listes de lectures que je suis tombée sur "le livre qui vous a fait aimer la lecture". Et ce livre en fait partie. C'est ma petite madeleine à moi. Je suis revenue 25 ans en arrière et je me rappelle encore les dessins de ce coquillage et du bruit de la mer lorsqu'on le porte à son oreille. Moi qui à l'époque n'étais pas fan des collections "rose" ou "verte", ce livre m'a apporté un autre regard sur les livres.
 

Le bébé qui en savait trop - Arthur Belisle

Auteur : Arthur Belisle
Éditions : Concours Kobo by Fnac
Genre : Thriller scientifique
Date de publication originale : 2016
Pages : 143


 "La nuit tombait sur la clinique Van Doren, en banlieue de Vancouver, où Linda avait été admise quelques heures plus tôt."


Synopsis :
   A Vancouver, au milieu des années 2020, Linda Jones, jeune universitaire brillante, est bien décidée à élever seule Max, son petit garçon. Mais les capacités intellectuelles de ce dernier, étonnantes pour un bambin de son âge, vont modifier ses plans. En effet, le petit prodige va attirer les convoitises : celles des scientifiques qui voudront en faire leur cobaye; celles d'un pouvoir à la recherche d'innovation pour redorer son blason. La jeune femme va se trouver mêlée à une intrigue politico- technologique qui l'entraînera d'un bout à l'autre du Canada.

Ce que j'en ai pensé :

Je continue mon exploration des romans faisant parti du concours Kobo organisé par la Fnac pour découvrir les talents de demain, et une fois de plus je n'ai pas été déçue par ma lecture.

Arthur Bélisle met en avant d'une manière assez originale le thème des enfants surdoués. Ici pas question de QI mais plutôt de surcapacités mnésiques (la mémoire est-elle héréditaire ?), c'est un sujet passionnant qui est abordé à travers ce roman. L'enfant né d'une rencontre sans réel lendemain a dès les premiers mois de sa vie des capacités exceptionnelles. Max est donc né d'une relation éphémère mais tellement sensuelle que cet enfant ne peut être qu'un enfant d'un grand amour. Arthur Bélisle a su retranscrire une telle intensité dans cette rencontre que ce qu'il a imaginé comme secrète expérience m'a rendu jalouse de ne pas pouvoir y avoir accès. Je décide volontairement de ne pas dévoiler cette expérience, pour vous donner l'envie de lire ce roman.

Après cette expérience et de cette nuit, Linda met au monde et élève seule Max et constate au fur et à mesure de son développement intellectuel que son enfant n'est pas comme les autres. Elle décide inconsciemment de ne pas prêter attention à de nombreux indices qui se glissent dans son quotidien(l'amour d'un mère rend aveugle !), jusqu'à ce qu'il soit plus possible d'ignorer la réalité. Et ce n'est pas la seule à s'intéresser à ce tout petit bonhomme et qu'au nom de la politique et du développement scientifique de nombreuses personnes souhaitent "étudier "l'enfant. Trahisons conscientes ou inconscientes, en tant que simple mère, Linda va tout faire pour le protéger du monde extérieur et tant que scientifique, Linda va tout faire pour comprendre d'où lui viennent ces extraordinaires dispositions.

Arthur Bélisle a une écriture extrêmement sensible et délicate, très féminine qui nous touche à travers le combat de cette mère pour protéger son fils tout en voulant découvrir la vérité. Ce court roman ne permet pas d'entrevoir la complexité du sujet dans sa globalité et il m'a manqué un peu plus d'explications, sur un sujet rarement abordé en littérature. La fin est également, à mon goût, trop rapide et aurait mérité un peu plus d'approfondissement, ce qui n'enlève en rien le plaisir que j'ai eu en lisant ce livre, où j'ai été touchée, irritée, émue et agacée. Un très bon livre que je vous recommande.

Citation :

"Il était tellement serein dans son sommeil qu'on aurait dit un ange. Evidemment, toutes les mamans pensaient cela. Mais était-il vraiment aussi innocent qu'il le paraissait ? "

Le mot de la fin :

Si les neurosciences vous sont parfaitement étrangères, que vous aimez les thrillers scientifiques et que vous voulez attiser vos capacités mnésiques, ce roman est une bonne découverte, sans plonger dans un vocabulaire incompréhensible ...

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30 nov. 2016

Le club X - Anna Zaires

Auteur : Anna Zaires
Éditions : Mozaika Publications
Genre : Nouvelle
Date de publication originale : 2015
Pages : 41

 "Deux ans s'étaient écoulés depuis l'invasion..."

Synopsis :
 
Une jeune journaliste. Un sex club Krinar. Un Krinar auquel on ne peut rien refuser.
Amy Myers en a assez d’écrire des articles sans intérêt. Elle veut obtenir des reportages sérieux et quelle meilleure manière de faire ses preuves qu’un scoop sur les mystérieux Krinars, les extra-terrestres qui ont pris le contrôle de la Terre depuis deux ans ? Mais quand elle rencontre Vair, le propriétaire sexy et mystérieux d’un club X de Manhattan elle a peut-être affaire à plus fort qu’elle…

Le Club X est une nouvelle d’environ 10,000 mots (61 pages), elle se déroule dans l’univers des Chroniques Krinar environ trois ans avant la trilogie de Mia et Korum. C’est un récit érotique et non une histoire d’amour. Elle peut se lire seule ou après avoir lu la trilogie des Chroniques Krinar.

Ce que j'en ai pensé :

Etant donné qu'il était écrit qu'il était possible de lire cette nouvelle seule sans avoir forcément lu avant la trilogie des chroniques Krinar, j'ai décidé de me lancer dans cette courte nouvelle érotique.

Ce fut une agréable découverte, qui nous plonge le temps d'une nuit dans un monde obscur et sensuel. Une rencontre entre une humaine qui cherche un scoop et un extra-terrestre qui cherche quant à lui le plaisir. Comment résister, comment ne pas être hypnotisé ?

C'est assez rythmé, le décor est bien planté, les sensations présentes. Ce n'est en aucun cas grossier, ni trop cru : c'est très sensuel, délicat, un peu évanescent.

J'ai même trouvé cette nouvelle trop courte, j'aurais voulu en découvrir plus mais c'est peut être tout simplement fait pour découvrir la trilogie dans son intégralité. Vous l'aurez compris, je me suis laissée embarqué à découvrir un bel extra-terrestre fantasmagorique entre le rêve et la réalité. Et maintenant peut être un jour l'intégrale ...

Citations :

"Son regard lui promettait de sombres plaisirs, le froissement des draps, le désir et l'extase. Les mains d'Amy remontèrent sur les épaules de Vair, elle renonça à essayer de le repousser, et ses yeux brillèrent de plus eblle en la voyant s'avouer vaincue sans un mot."

Le mot de la fin :

Une courte nouvelle qui donne envie de découvrir la trilogie dans son intégralité. C'est délicat, envoutant, sensuel. On le lit comme nous étions dans un rêve, un très agréable rêve.

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29 nov. 2016

Retour sur les 13ième rencontres de l'imagniaire

Depuis ma découverte l'année dernière de ces rencontres, j'avais déjà noté la date pour cette année. C'est toujours un plaisir d'y aller pour plusieurs raisons. La première la proximité et oui, ces rencontres se passent dans ma ville, donc je peux facilement organiser ma journée pour y aller. La deuxième, le nombre important d'auteurs qui sont conviviaux et ont toujours un gentil mot. La troisième, pas beaucoup de monde, pas de file d'attente et surtout du temps pour partager, échanger.

J'avais préparé mon tour cette année pour ne pas me laisser déborder par l'achat compulsif. Le bilan est mitigé, sur le nombre de livres prévus, deux de moins achetés mais deux craquages imprévus. Donc égalité. Je suis tout de même très contente. Aller aucun regret, c'est fait, et voici donc mon bilan.

Rodolphe Casso

Un jeune homme PARISIEN extrêmement sympathique avec qui j'ai échangé de "bons tuyaux". Il ne connaissait pas Livraddict et était surpris de savoir que son livre était déjà noté et critiqué sur le site. Trop content de ces révélations nous avons évoqué son livre qui je pense est totalement déjanté. Vous désirez un scoop, la suite est dans les tuyaux ...

Dans un Paris ravagé par l'apocalypse zombie, trois clochards tentent de survivre, tapis dans les souterrains d'une station de métro. La Goutte, vieillard alcoolique au dernier degré, a déjà un pied dans la tombe. La Gâchette, originaire du Mozambique, est un ex-enfant soldat. Quant à La Gobe, jeune teufeur frappé de débilité, il ne doit son salut qu'à Goa, son chien d'attaque et cerveau auxiliaire.

Dans les entrailles de la cité, ils rencontreront deux membres de la Restauration Française, en mission suicide pour un colonel putschiste qui a fait main basse sur l'Assemblée nationale. Si cette paire de nazillons s'imagine pouvoir sauver la Ville Lumière, les vagabonds poursuivent un objectif plus modeste : renflouer leur stock d'alcool.


Gabriel Katz

Personnage extrêmement sympathique avec qui le tutoiement se fait d'office, qui me demande quel dessin je veux. Je suis surprise je ne m'attendais pas à ça, je ne suis pas au fait de la coutume. Après explication, je n'ai rien qui me vient en tête, trou noir, nous sommes encore en automne, je demande une citrouille, le lien, aucun, mais ça l'a fait beaucoup rire... et moi aussi !

Trois hommes se réveillent dans les débris d'un chariot accidenté en pleine montagne. Aucun d'eux n'a le moindre souvenir de son nom, de son passé, de la raison pour laquelle il se trouve là, en haillons, dans un pays inconnu. Sur leurs traces, une horde de guerriers, venus de l'autre bout du monde, mettra le royaume à feu et à sang pour les retrouver. Fugitifs, mis à prix, impitoyablement traqués pour une raison mystérieuse, ils vont devoir survivre dans un monde où règnent la violence, les complots et la magie noire.





Stéphane Przybylski

Je suis en train de lire son premier tome que j'avais acheté au même endroit l'année dernière. J'aime énormément cet auteur qui parait surpris du succès de ses romans. Il est en possession du tome 3 qui vient de paraitre. Un énorme pavé, aussi gros que le tome 1 et le tome 2 réunis, de belles heures de lecture en perspective, si la suite est aussi bonne que ce que je suis en train de lire. Au moment de cette rencontre, il y a beaucoup de bruit, nous échangeons mais moins que l'année passée. Mais un rendez-vous que j'espérais depuis longtemps est programmé : il m'accorde un entretien dès que j'aurai fini le premier tome, donc vous aurez bientôt une nouvelle rencontre d'auteur à lire le mois prochain.

Début 1940.
L’extraordinaire découverte faite par Friedrich Saxhäuser dans la vallée du Nahr al-Zab-al-Saghir est désormais aux mains d’un comité occulte basé en terres américaines. De Berlin à Washington D.C., tous s’accordent sur une chose : retourner au Kurdistan irakien est impératif. Qui se rendra maître du Château des millions d’années possèdera un avantage crucial dans le conflit en cours… De chaque côté de l’Atlantique, le comte Erchingen et l’énigmatique M. Lee montent des expéditions secrètes avec l’Irak en point de mire, une gageure quand la guerre étend son empire sur l’essentiel du globe… Reste Saxhäuser, soldat hors normes confronté à l’indicible et aux convictions balayées. Peut-être lui appartiendra-t-il de sauver l’humanité ? Mais envisager pareille entreprise est-il seulement possible quand votre propre humanité semble vous échapper.


Laurent Whale

Voici un moment que je voulais ce livre, l'occasion fait le larron, ou quelque chose dans ce gout là. L'auteur est vêtu dans le style du roman. Personne chaleureuse qui elle aussi est surprise que je m'intéresse depuis un certain temps à son livre. C'est étonnant toute cette modestie. Est paru la suite, c'est promis, si j'aime le premier, j'y retourne l'année prochaine juste pour retrouver cet auteur décalé et me faire dédicacer la suite.




"Si Dieu a créé les hommes, Samuel Colt les a rendus égaux."

14 juillet 1881. Old Fort Sumner. Lorsque la nuit tombe sur ce coin perdu du Nouveau-Mexique, l'Ouest américain ne le sait pas encore, mais on va l'amputer d'une légende. Tapi dans l'ombre, Billy the Kid attend son heure. Dans quelques secondes, ses actes changeront à jamais le cours de l'Histoire.
Décembre 2012, Washington, bibliothèque du Congrès. Un archiviste examine un exemplaire du Miami Chronicle daté de 1934. Soudain, une photo retient son attention : les revenants existeraient-ils ?
Tandis que les sbires d'un candidat à la présidence suppriment les dossiers compromettants de leur employeur, un groupe d'historien de choc, dirigé par Richard Benton, se met en quête de la vérité. Quel lien unit donc un jeune hors-la-loi de XIXe siècle à un requin politique de l'ère spatiale ?
Dick Benton et son équipe feront l'impossible pour le savoir.



Nicolas Le Breton

C'est le premier auteur que j'ai rencontré dans ce salon et il n'était pas inscrit sur ma liste des personnes WANTED. Mais je n'ai pas pu résister au fait de discuter avec lui, sa bonhomie, sa gentillesse a fait que je me suis arrêtée à sa table. Il m'a présenté de façon enthousiaste sa duologie. Et il faut reconnaitre quelque chose en plus de savoir vendre son histoire, l'objet livre est magnifique : comme "autrefois", voici un livre au format carré, dont la couverture est en tissu rouge avec une maquette pour la protéger, j'ai littéralement craqué pour cet objet. Quand à l'auteur, il s'est appliqué à me faire une magnifique dédicace en y rajoutant des tampons magnifiques. Notre discussion s'est terminé sur Vol de nuit de Saint Exupéry, j'espère que ce roman va m'emmener loin de chez moi et si je suis envoutée, je terminerai le voyage avec le tome 2 l'année prochaine ...

L'automobile n’a jamais été inventée. On parcourt le monde en ballons, dirigeables et autres aérostats. En cette année 1912 monsieur Louis Lépine, préfet de Seine et père du célèbre concours, s’embarque dans une drôle d’affaire. Des morts qui s’animent et enlèvent de belles dames et de savants messieurs (ou l’inverse). Des moteurs étranges qui soufflent le feu et le froid. Des automates fous et des mécaniques hantées. Une conspiration qui éclaire sinistrement les enjeux secrets de la Première Guerre mondiale.
Dans une course de Paris aux Indes, de l’Himalaya aux champs de bataille d’Ypres, un roman échevelé, qui swingue comme les premières notes d’un jazz endiablé, qui gigue comme le pont du dirigeable dans la tempête, qui siffle de vapeur sous pression et chauffe comme une section de cuivres bien lubrifiée.
Ah, l’ivresse des altitudes ! Il y a de quoi en perdre son chapeau.


Oksana et Gil Prou

Je passe à côté de ces auteurs, je tourne, me retourne, continue mon chemin, mais je suis toujours attirée par un livre posé là devant moi, comme hypnotisée. Je croise d'autres auteurs, d'autres fans de littérature de l'imaginaire, je m'apprête à partir quand mon amie Ségo me rejoint. Nous faisons de nouveau le tour des allées, je lui présente les auteurs que j'ai rencontrés et puis nous allons au stand général car mon amie, n'aime pas lire la quatrième de couverture devant un auteur, elle ne se sent pas très à l'aise. Et encore une fois ce livre là, devant moi. Premier contact, je le retourne lis la quatrième couverture, reste circonspecte ou plutôt comme deux ronds de fritte. Bon il faut que j'en sache un peu plus, je prends mon téléphone et me connecte sur livraddict encore une fois pour en savoir plus. Mais pas beaucoup plus. Je ne résiste pas. Je tombe sur ce quatre mains qui n'en sont pas à leur premier roman : ils sont adorables et puis que dire d'Oksana, merveilleuse, un corps de déesse dans sa robe transparente, elle brille de part sa robe mais aussi de part son sourire. Quant à Gil Prou, il a toujours un mot pour rire. C'est une très belle découverte aussi bien humaine que livresque. Veuillez m'excuser pour la qualité de la photo, j'ai été bousculé lors de sa prise et je n'ai pas osé demander de la reprendre.

Pour les personnes ayant du mal à lire sur la couverture (comment ça je ne suis pas agréable !!!) : L'outre-Blanc


Que se passe-t-il dans le cerveau d'un homme qui vient d'être décapité ?







Comme vous l'aurez constaté, j'ai passé seulement deux heures, mais quelles magnifiques rencontres encore une fois. J'aurai pu faire d'autres très belles rencontres mais mon portefeuille pleure déjà et puis il faut penser à Montreuil le we prochain ...

28 nov. 2016

In my mailbox #2 Novembre 2016

 
In my mailbox: je vous présente ma ou mes réceptions. Des rendez-vous au gré de mes envies. N'hésitez pas à partager vos impressions ...
 
 
 
 
 
 
 
 
Il vient juste de sortir, je l'attends depuis très longtemps, je l'ai enfin et c'est le premier livre que je lierai en décembre, il s'agit de :
 
 
Traqués par l'empereur et par Entropia, Matt, Tobias, Ambre et les leurs doivent fuir et rallier des terres inconnues pour s'emparer du dernier Cœur de la Terre avant qu'il ne soit détruit. Mais le monde souterrain qu'ils découvrent ne grouille pas seulement de dangers. Il recèle d'incroyables révélations.
La guerre est proche. Les sacrifices nécessaires.
L'ultime course-poursuite est déclarée. Autre-Monde s'achève et livre enfin tous ses secrets.


Et juste pour me donner l'eau à la bouche et vous aussi :

"Un dernier tome à la hauteur de toutes mes espérances ! Le récit ne nous laisse pas une minute de repos, tant les actions et révélations s'enchaînent à une vitesse folle. Tout est logique, réfléchit et parfaitement maîtrisé par l'auteur ce qui permet de savourer la fin de cette saga sans frustrations. Bref, un final mémorable pour une saga mémorable ! A lire d'urgence !" BARLING 27/11/2016

"Un final grandiose! Maxime Chattam a pensé à tout et avait déjà des idées en tête sur la fin de sa série lors de l'écriture des précédents tomes car tout s'imbrique et tout le monde participe. Une grande joie de retrouver l'Alliance des trois mais aussi une grande peine de leur dire adieu... Assurément une série que je n'oublierai pas! Merci Maxime Chattam pour ce voyage dans Autre-Monde!" CALLYSSE 26/11/2016

"Un final génial ! Ravie de retrouver l'Alliance des trois et Maxime Chattam nous épargne pas niveau émotion. Une saga mémorable pour moi." MAMAN TORTUE 20/11/2016

La trilogie de l'île : l'ïle - Jen Minkman

Auteur : Jen Minkman
Éditions : Dutch Venture Publishing
Genre : Dystopie
Date de publication originale : 2014
Pages : 80


 "Quand je franchis la porte de ma chambre, ma mère et mon père m'attendent déjà dans le couloir."


Synopsis :
   ‘Je marche vers la mer. La surface infinie de l’eau se prolonge jusqu’à l’horizon, d’où que je regarde.
Notre monde est petit. Nous sommes livrés à nous, et ne dépendons que de nous-mêmes. Nous dépendons de la Force enfouie profondément en nous, comme nous l’ont enseigné nos ancêtres.
Si je devais marcher d’ici vers l’ouest, je me retrouverais devant une barrière – le Mur. Derrière se trouvent les Idiots. Du moins, c’est ce que tout le monde dit.
Je n’en ai jamais vu un.’
Leia vit sur l’Ile, un monde dans lequel enfants quittent leurs parents pour se débrouiller seuls lorsqu’ils atteignent dix ans. À travers cette Ile s’étend un mur que personne n’a jamais franchi. Les Idiots vivant derrière celui-ci ne se prêtent à la raison – ils croient aux illusions. C’est ce que Le Livre dit, le seul objet légué aux insulaires de l’est par leurs ancêtres.
Mais lorsqu’un homme étrange échoue sur le rivage et que Leia rencontre un Idiot en personne, sa vie ne sera plus la même. Les croyances qu’elle et ses amis ont sur l’île sont-elles réellement fondées ?
Ou bien les habitants de leur monde sont-ils en fait tous des Idiots?

Dans cette série :

  
Ce que j'en ai pensé :

Je n'ai pas du tout apprécié ma lecture et pourtant j'étais convaincue en lisant le synopsis qu'il y avait un véritable potentiel.

Ce roman très court n'a justement pas permis au récit de prendre son envol, tout va beaucoup trop vite, les descriptions sont taillées à la serpe, des incohérence géographiques sont nombreuses, et donc on se perd rapidement sur cette toute petite île.

En plus d'être perdue à ne plus retrouver mon chemin, je n'ai pas du tout apprécié le côté Star Wars du livre, j'ai trouvé ça à la limite du débilitant en tant que lecteur : du vu et du revu.

Quant aux personnages, rien de bien extraordinaire, entre le méchant, qui finalement ne fait pas grand chose, les gentils qui sont à la limite du bébête, la caricature n'est pas loin de la réalité.

J'ai poursuivi ma lecture jusqu'au bout pour être certaine qu'il n'y aurait pas un rebondissement inattendu à la fin du roman, mais non, c'est d'une platitude comme une piste de bowling mais sans le suspens de savoir si ont va avoir la chance de faire un strike.

Je passe donc mon chemin et je suis bien contente d'avoir eu cet ebook gratuitement, car je n'achèterais pas la suite.

Citations :

"Même dans un monde fantastique, on ne peut pas faire confiance aux parents. Les histoires de blanche-Neige et de cendrillon le prouvent clairement. Les mères dans ces contes n'aiment pas leurs enfants non plus."

Le mot de la fin :

Une dystopie au synopsis alléchant, prenez garde, passez votre chemin, il n'y a pas grand chose à voir, heureusement qu'il est gratuit et court ...

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22 nov. 2016

Icare Academy - Franck Petruzzelli

Auteur : Franck Petruzzelli
Éditions : Concours Kobo by Fnac
Genre : Science-Fiction
Date de parution : 2016
Pages : 149 (format E-book)

"A cette époque, on avait décidé de regrouper les étrangers dans une zone strictement délimitée au plus près du Centre administratif."

Synopsis :
Dans un futur proche et incertain, la ville de Nice en France s’est recroquevillée sur elle-même et est devenue la Tortue. Les autorités, quelle que soit la réalité recouverte par ce concept, ont bâti des frontières autour de la ville afin d’empêcher les migrants de l’envahir. Ces frontières ont aussi effacé la mémoire des habitants de la ville, les coupant de leur histoire.


Ce que j'en ai pensé :

J'ai découvert ce roman et cet auteur une fois encore lors de mon passage sur le site Kobo qui propose de lire gratuitement les talents de demain. Second essai, seconde transformation (j'essaye moi aussi de tenir à l'actualité sportive du moment !!!) ... J'ai encore une fois de plus découvert un très bon roman qui m'a permis de sortir de ma zone de confort.

Sujet brulant, sujet d'actualité, sujet qui peut faire peur, Franck Petruzzelli propose un court roman sur le thème de l'immigration, de la fermeture des frontières non pas nationales mais cette fois municipales. Vous allez vous sentir claustrophobe dans le monde imaginé par cet auteur talentueux entre fiction et réalité, voici une version de ce qui pourrait arriver dans quelques années en France.

Franck Petruzzelli ne fait qu'amplifier ce que nous vivons au quotidien : des bateaux de migrants qui abordent les plages méditerranéennes, les centres de réfugiés qui poussent aux frontières de nos villes suite au démantèlement de la jungle de calais, nos adolescents qui ne s'intéressent pas à la réalité qui les entourent et préfèrent se complaire et se lobotomiser l'esprit en regardant la télé réalité des marseillais ou des ch'tis, sauf que là on ne peut pas voter pour les éliminer, les tuer ou les reproduire. C'est difficile de ne pas trop dévoiler le roman sulfureux qui nous est proposé ici.

Ce roman est très bien écrit avec les points de vue de deux personnes appartenant à deux camps différents : un immigré amnésique et un habitant de la ville, révolutionnaire dans l'âme qui essaye de crier la vérité à l'ensemble de la population de la Tortue qui ne vit que devant leurs écrans de télévision et ne voit plus la réalité qui est à deux pas de chez eux. Que se soit les migrants ou les habitants, chacun est dépersonnalisé, n'a plus de passé, de présent de futur, plus d'origine, de souvenir de comment était le monde, est-ce qu'il existe autre chose ailleurs, c'est cuisant, dur. Les œillères que chacun d'entre nous se mettent d'une manière ou d'une autre sont ici clairement exprimées.

Franck Petruzzelli va donc nous raconter le devenir de la ville de Nice, en s'appuyant sur la mythologie grecque. C'est riche, très riche et ça m'a fait du bien de réviser mon histoire, c'est passionnant la façon dont l'auteur lie nos origines et notre devenir.

Le twist final permet de relancer la fin du livre qui avait une certaine tendance à s'essouffler mais je n'ai pas totalement adhéré à la fin parce que ce n'est surement pas celle que j'aurais imaginé mais qui est ce que la société nous impose... Comment ça je ne rentre pas dans le moule, ...

C'est donc une très bonne découverte, qui permet de réfléchir et prendre du recul sur l'actualité et de se poser peut être de vraies questions. A découvrir.

Citations :

"si on n'a pas de passé," lui répondit un Ancien, "mieux vaut ne pas s'en rêver un... Tu ferais bien de te rêver un avenir, mon gars..."

"Déjà la nuit, et il n'est pas revenu ! Pourquoi me parles-tu des étoiles, Icare ? Les oracles et les poètes en font toujours tout un plat, mais ce n'est rien d'autre que de la poussière en suspension ! Comme il y en a qu'en on nettoie sa chambre ! Et c'est ça qu'on appelle la vie ! Mais tu te rends compte ? Quand la poussière retombe, on ne voit plus rien, et la vie s'éteint. La vie, c'est un mouvement provoqué par un coup de balai qui finit toujours par se dissiper... Et alors tout retourne au néant, à l'immobilité, à la nuit aux ténèbres..."

"Moi qui n'ai jamais eu la foi, j'ai placé ma foi en ti. Tu es le temple de mes désirs, la terre de mes rêves, racines qui boivent en toi, Tu es l'arbre infini de mes projets."

Petits bonus (source wikipedia) :

Dans ce roman, on se remémore nos cours avec le Minotaure, Persée, Icare, Dédale, Thésée et bien d'autres qui nous sont connus ou non, petit retour en arrière ...

Pasiphaé
Dans la mythologie grecque, Pasiphaé, fille d'Hélios et de Persé, est l'épouse de Minos (roi de Crète), et la mère notamment du Minotaure.
Elle est tour à tour présentée comme étant une immortelle ou une magicienne.
Elle conçoit plusieurs enfants de Minos, notamment Ariane, Deucalion, Glaucos, Androgée, Catrée, Acacallis, Xénodicé et Phèdre. Jalouse des infidélités répétées de son mari, elle lui jette un sort, le condamnant à éjaculer des bêtes venimeuses s'il couche avec d'autres femmes, provoquant ainsi leur mort.
Comme Minos n'avait pas tenu son engagement de sacrifier à Poséidon le magnifique taureau blanc qu'il lui avait envoyé en Crète, le dieu par vengeance inspira à Pasiphaé une passion amoureuse pour l'animal. Selon le pseudo-Apollodore (III, 1, 2) :
« Dédale construisit une vache de bois montée sur des roulettes ; l'intérieur était creux, et elle était recouverte d'une peau de bovidé ; il la mit dans le pré où le taureau avait l'habitude de paître, et Pasiphaé y entra. Quand le taureau s'en approcha, il la monta, comme s'il s'agissait d'une vraie vache. Ainsi la jeune femme mit au monde Astérion, dit le Minotaure : il avait la tête d'un taureau et le corps d'un homme. »
C'est à la suite de cet épisode que Minos fait construire le Labyrinthe (par le même Dédale), où il maintient enfermé le Minotaure.

Dédale
Dédale est un personnage de la mythologie grecque. Cet Athénien était un descendant de la famille royale issue d'Érichthonios. Il est principalement connu pour être un inventeur, un sculpteur et un architecte dont le talent était exceptionnel. Il est loué par beaucoup d’auteurs, latin et grecs pour son génie esthétique et ingéniosité technique. Son œuvre la plus célèbre est le labyrinthe qui a abrité le Minotaure et le nom commun « dédale » en est issu par antonomase.
Dédale, était un homme reconnu pour son ingéniosité et son talent artistique qu'il tenait soit de ses divins aïeux soit de sa mère. Il devint le précepteur de son propre neveu, Talos, fils de Perdix. Bientôt l’élève dépassa le maître et inventa la scie et le compas. Dédale, jaloux, le précipita du haut de l’Acropole. Pris en flagrant délit au moment d’enterrer le corps, Dédale fut banni par l’Aréopage et trouva refuge en Crète à la cour du roi Minos.
Minos commanda à Dédale la création d’un labyrinthe pour y enfermer le monstre.
Le labyrinthe était terriblement complexe. La seule solution pour en ressortir vivant était de dérouler un fil de laine et de le suivre jusqu'à la sortie. Dédale donne la solution à Ariane, qui remet la laine à Thésée qui s’en servit pour sortir du labyrinthe après avoir tué le Minotaure.
Quand Thésée retourna à Athènes victorieux, Minos fit enfermer Dédale et son fils, Icare, dans le labyrinthe. Condamné dans sa propre construction, Dédale eut l’idée de créer des ailes faites de plumes et de cire, afin que lui et son fils quittent le labyrinthe par les airs. Avant leur envol, Dédale conseilla à son fils de ne pas voler trop haut dans le ciel, la chaleur du soleil risquant de faire fondre les ailes. Tandis que Dédale respectait ses propres conseils, Icare, au contraire, monta toujours plus haut, jusqu'à être si près du Soleil que celui-ci finit par dissoudre ses ailes. Il tomba dans la mer et depuis, cet espace maritime porte le nom de mer Icarienne. Dédale ensevelit le corps de son fils, reprit son vol, et finit par trouver refuge en Sicile auprès du roi Cocalos. Il consacra ses ailes à Apollon ou à sa mère pour lui pardonner son affront.

Thésée
Égée, roi d'Athènes, n'a pas eu d'enfant avec ses différentes épouses et souhaite avoir un fils. Il consulte l'oracle de Delphes afin de mettre un terme à sa stérilité. La Pythie lui enjoint de ne délier le col de son outre en aucun cas avant d'avoir atteint le plus haut degré d'Athènes. Devant ces paroles énigmatiques, Égée se rend chez la magicienne Médée et contre une protection, elle promet de lui trouver une femme. Sous l'enchantement, Éthra, fille du roi Pitthée de Trézène, s'éprend d'Égée. Après l'étreinte, la jeune femme se réfugie dans l'île de Sphaéra, où elle s'unit au dieu Poséidon. Doublement honorée cette nuit-là, elle met au monde un fils, Thésée.
Égée, qui doit repartir pour Athènes, n'assiste pas à sa naissance, mais recommande à Éthra de l'élever selon les normes de son rang, dépose une épée et des sandales d'or sous un rocher, insignes royaux qui lui dévoileraient le secret de sa naissance le jour où il pourrait soulever la roche. Enfant précoce et vigoureux, Thésée a aussi reçu en partage la séduction, la ruse et le courage. Émerveillée par tant de dons, sa mère le conduit devant le rocher : il le soulève facilement et comprend son identité royale. Il ignore cependant encore sa filiation avec Poséidon. Thésée prend la route vers Athènes ; en chemin, il tue Périphétès, Procuste, Sciron, Cercyon, et Sinis, brigands qui s'en prennent aux voyageurs, puis débarrasse la région de Crommyon d'une laie qui ravage les cultures et tue des hommes.
Lorsque Thésée arrive à Athènes, il ne révèle pas immédiatement sa véritable identité. Égée qui l'accueille éprouve quelques soupçons à l'égard de l'étranger tandis que sa femme Médée essaie de le faire tuer en lui demandant de capturer le taureau de Marathon.
Sur le chemin de Marathon, Thésée s'abrite de l'orage dans la cabane d'une vieille femme, Hécalé. Elle promet de faire un sacrifice à Zeus si Thésée parvient à capturer le taureau. C'est ce qui se produit, mais à son retour, il trouve la vieille femme morte. En son honneur, Thésée donne son nom à l'un des dèmes de l'Attique, faisant d'une certaine manière de ses habitants les enfants adoptifs de la défunte.
De retour de Marathon en vainqueur du taureau à Athènes, Thésée est victime d'une tentative d'empoisonnement par la reine, mais au dernier moment, il est reconnu à ses sandales, son bouclier et son épée par Égée qui écarte le vin empoisonné. Thésée partage dès lors avec lui le gouvernement de la cité.
Athènes vit un drame : depuis la mort de son fils et sa victoire sur les Athéniens, Minos, roi de Crète, exige que la ville lui envoie tous les 9 ans un tribut de sept jeunes hommes et de sept jeunes filles qu'il donne en pâture au Minotaure. Thésée décide de mettre fin à ce carnage et se rend en Crète avec les jeunes victimes afin de tuer le monstre. Égée fait tout pour le convaincre de rester, mais Thésée reste inébranlable.
Minos se moque de ce jeune homme qui prétend entrer dans le labyrinthe de Dédale, exterminer le monstre et en ressortir sain et sauf. C'est ne pas tenir compte de sa propre fille, Ariane qui est tombée amoureuse de Thésée et qui va lui donner une pelote de fil pour lui permettre de retrouver la sortie. Il abat le monstre avec le glaive qu'Ariane a volé à son père - glaive offert par Héphaïstos pour son mariage avec Pasiphaé - ressort du labyrinthe et se sauve en mer avec ses compagnons et Ariane qui a trahi son père à condition qu'il l'épouse. Il abandonne Ariane sur une île déserte après l'avoir endormie sur les conseils du capitaine du bateau. Il sait pourtant qu'Ariane a trahi sa famille pour lui et que si elle revient à Knossos elle se fera exécuter par son père pour trahison. Il rentre donc sans elle à Athènes. Égée attend du haut d'un promontoire le retour du bateau et guette la couleur des voiles : selon un accord passé avec son fils, elles seront blanches en cas de victoire. Mais Thésée oublie de les changer et les voyant noires, Égée se jette dans la mer qui, désormais, porte son nom. Après ce tragique événement, Thésée devient le roi d'Athènes.

Médée
L'histoire de Médée débute avec l'arrivée des Argonautes en Colchide. Ceux-ci recherchent la Toison d'or sous le commandement de Jason (la quête ayant été initiée par son oncle Pélias, roi usurpateur d'Iolcos). La Toison est détenue par le roi de Colchide, Éétès, père de Médée, qui accepte de la céder si les héros accomplissent certaines tâches apparemment impossibles.
Or Médée tombe amoureuse de Jason, charmée par sa détresse. Le héros convoite surtout l'aide providentielle que ses pouvoirs pourraient lui apporter, ainsi cède-t-il à ses charmes. C'est ainsi que les Argonautes peuvent triompher des différentes embûches et conquérir la Toison d'or, avant de fuir vers l'ouest du Pont Euxin.
Furieux, Éétès, qui n'a pas l'intention de laisser échapper la Toison, entreprend de les poursuivre avec sa flotte. Médée favorise alors la fuite des Argonautes en tuant, à Tomis (« découpe » en grec), son propre frère cadet Apsyrtos, coupé en morceaux qu'elle sème derrière elle, retardant ainsi les poursuivants qui s'arrêtent à chaque fois pour les récupérer et offrir à l'héritier du trône une sépulture digne.
De retour à Iolcos, Jason constate que Pélias a profité de son absence pour tuer son père et se débarrasser de sa famille. Il demande donc à Médée de préparer une vengeance. Les filles de Pélias désireuses de faire rajeunir leur père, demandent conseil à Médée. Celle-ci leur fait une démonstration : avec un bélier qu'elle coupe en morceaux et qu'elle fait bouillir dans une marmite en prononçant des incantations, elle fait ressortir de la marmite un agneau. Elle suggère alors aux filles de Pélias d'en faire autant avec leur père. Ces dernières s'exécutent. Cependant, Médée reste muette et ne prononce pas les incantations.
Jason et Médée sont bannis d'Iolcos par Acaste, fils de Pélias ; ils se réfugient alors à Corinthe, où ils sont accueillis par le roi Créon. Mais Jason tombe amoureux de la fille du roi, Créuse, et il se marie avec elle, répudiant Médée. Celle-ci se venge en tuant sa rivale : elle lui offre une robe magique qui la brûle ainsi que son père, puis incendie le palais. Elle tue ensuite de ses mains les enfants qu'elle avait eus avec Jason (Merméros et Phérès).
Médée, menacée par les Corinthiens, s'enfuit et trouve refuge auprès d'Égée, roi d'Athènes : elle lui promet ce qu'il convoite le plus — un fils —, et il accepte de l'épouser. Un enfant, Médos, naîtra effectivement peu après, pour qui Médée nourrira un destin royal ; cependant l'arrivée de Thésée à Athènes bouleverse ses plans et la dresse contre le nouveau-venu. Après plusieurs tentatives infructueuses, Médée réussit à convaincre son époux que Thésée est un imposteur, et qu'il convient de l'empoisonner : le drame est évité de justesse, Égée reconnaissant au dernier moment son fils à son épée et à ses sandales qu'il lui avait léguées. Folle de rage, elle s'empare alors du trésor d'Athènes, plusieurs tonnes de diamants. Dans sa fuite sur son char de feu tiré par des cobras, elle laisse échapper la moitié du trésor royal.
Découverte, Médée doit fuir Athènes avec son fils Médos. Médée rentre alors vers sa Colchide natale. Là, elle trouve sur le trône Persès, son oncle, qui avait détrôné son père après la fuite des Argonautes. Elle le tue et restitue le pouvoir à son père, Éétès.


Le mot de la fin :

Une très bonne découverte qui m'a sorti de ma zone de confort. L'auteur a su mêler de manière remarquable la mythologie et l'actualité, les sujets forts actuels sont poussés jusqu'à l'impossible. Un roman séduisant qui interpelle et qui rappelle ...

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TTT#33 : Les 10 séries littéraires que vous aimeriez lire, mais que vous n'avez pas encore commencées


Le Top Ten  Tuesday est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire prédéfini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris anciennement en français par Iani - Carnet de Lectures. Depuis peu, c'est Frogzine qui héberge le Top Ten Tuesday en français! Voilà une belle manière de partager notre passion de la lecture et du monde livresque avec d'autres passionnées comme nous. Vous trouverez donc différents Top 10 que ce soit en lien avec les livres eux-mêmes, les auteurs, les maisons d'éditions, les adaptations, etc...  Beaucoup de plaisir en perspective

Je n'avais pas été convaincue par les thèmes des semaines précédentes, mais cette semaine, j'ai voulu faire un point de toutes les sagas que j'ai mis dans ma wishlist et je dois vous avouer qu'il y en a bien plus que 10. Le choix a donc été difficile, j'ai du me séparer de certaines, j'ai essayer de me focaliser sur les séries qui me font très envie, et là instant de lucidité profonde, oui, je vous le dis ça m'arrive quelques fois, pourquoi vouloir encore acheter des premiers tomes de saga lorsque j'en ai déjà dans ma PAL. On ne se refait pas, alors je vous propose aujourd'hui deux TTT !!! Je suis généreuse aujourd'hui, profitez-en...

Les livres qui sont au chaud dans ma PAL :




 
En avez vous lu certains ? les avez vous appréciés ? Lequel me conseillez-vous ?
 
 
Mes envies que je m'empêche pour le moment d'acheter :
 



 
Par lequel me conseillerez-vous de commencer ? Les avez-vous lus ?